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PNL, Émotions, Coaching

Comment Fonctionne le Cerveau

Comment fonctionne le cerveau selon Giovanni Ceroni : Système 1 et Système 2, amygdale et cortex préfrontal, et pourquoi le changement est si fatigant.

En 30 secondes. Cette page présente une perspective développée à travers l'étude, l'expérience et la pratique, en reliant le sujet aux livres de Giovanni Ceroni et à la collection La Lama Invisibile.

Vous n'êtes pas votre esprit. Vous observez le résultat d'un système en train de fonctionner. Et cela change complètement le point de vue.

Ce que c'est

Le cerveau humain, avec ses quelque 86 milliards de neurones organisés en réseaux complexes, est le système d'où émerge tout ce que nous appelons « esprit » : pensées, décisions, interprétations. Mais à bien des égards, son fonctionnement reste encore « préhistorique » : sa tâche première n'est pas de nous rendre heureux ou de nous faire vivre une vie plus belle, saine, abondante et longue, mais simplement d'économiser de l'énergie.

S'ils ne sont pas éduqués, les processus mentaux qui mènent à nos décisions sont structurés principalement pour obtenir cette économie d'énergie. Au niveau comportemental, il le fait à travers des habitudes et des routines, s'opposant aux changements soudains même quand ils sont utiles ou nécessaires — c'est la raison pour laquelle il est si fatigant de changer de comportements. Au niveau décisionnel, il cherche des solutions rapides et économiques, en recourant à des heuristiques et des biais cognitifs : des raccourcis mentaux qui permettent d'arriver à des conclusions immédiates, au prix cependant d'une moindre précision.

Pourquoi c'est important

Comprendre ce mécanisme de fond est important car il explique, sans jugement moral, pourquoi le changement est si souvent fatigant et pourquoi l'esprit, quand il pense raisonner de manière lucide, ne fait souvent que suivre des raccourcis qui exposent à des pièges cognitifs, des jugements hâtifs et des choix peu efficaces. Il ne s'agit pas d'un défaut personnel, mais de la manière dont le cerveau a appris à fonctionner en des centaines de milliers d'années d'évolution orientée vers la survie, pas vers le bien-être.

Comment ça marche

Le cerveau utilise deux grands systèmes décisionnels. Le Système 1 prend des décisions rapides, consomme peu d'énergie et n'active pas de raisonnements approfondis. Le Système 2 prend des décisions élaborées, réfléchies et pesées, en examinant les options disponibles : il consomme beaucoup plus d'énergie, et cela ne plaît pas au cerveau — même s'il peut être entraîné en appliquant des stratégies et des routines adéquates. Le cerveau préfère toujours le Système 1, car il remplit mieux son objectif premier d'économie d'énergie, indépendamment de la qualité des décisions prises. Chaque fois que le Système 2 se fatigue, les pensées décisionnelles sont détournées vers le Système 1 : d'où l'importance des pauses et des interruptions pendant un travail qui exige un maximum d'attention.

Le cerveau est, en un sens, « câblé » pour répondre continuellement à deux questions : est-ce une menace ? Est-ce une opportunité ? L'amygdale, la partie du cerveau qui gère les émotions, réagit instinctivement aux événements externes. C'est le cortex préfrontal — siège des décisions rationnelles, estimé à environ 16 milliards de neurones — qui offre le pouvoir de choisir consciemment comment répondre à ces événements, en leur donnant le sens le plus utile.

Ce que nous appelons émotion est, dans ce cadre, un processus physiologique : la chimie, la respiration, la posture, la vitesse de la pensée et la qualité de l'attention changent. Le cerveau peut être comparé à un « barman » qui prépare différents cocktails — adrénaline et cortisol quand il faut de la vigilance, sérotonine, endorphines et ocytocine quand il faut du plaisir, de l'affiliation ou de la récupération. Répéter un état plusieurs fois ne le rend pas « caractère » : cela le rend simplement plus facile à reproduire. C'est l'un des fondements de l'apprentissage expérientiel : ce que vous entraînez, vous le rendez plus rapidement accessible.

Erreurs les plus fréquentes

Une erreur courante est de considérer ses propres décisions comme toujours rationnelles et pesées, sans reconnaître à quel point elles proviennent souvent du Système 1, surtout en conditions de fatigue ou de stress. Une deuxième erreur est de prétendre maintenir le Système 2 constamment actif pendant de longues périodes, sans prévoir de pauses : le Système 2 se fatigue, et quand cela arrive, le cerveau dévie automatiquement vers le Système 1. Une troisième erreur est d'ignorer complètement la composante physiologique des émotions, en cherchant à les gérer seulement au niveau de la pensée, alors qu'en réalité elles impliquent la chimie, la respiration et la posture.

Exemple pratique

Pendant un long entretien d'embauche, le Système 2 du responsable du recrutement tend à se fatiguer avec le temps qui passe. À ce moment-là intervient le Système 1, qui concentre l'attention sur la sympathie, l'éloquence, l'habillement et l'apparence pour trouver une confirmation rapide de l'adéquation du candidat, à travers le biais de confirmation : « il est à l'aise, il me plaît, il a une belle allure ». Il en résulte souvent des embauches erronées. Une astuce efficace consiste à insérer, pendant l'entretien, des questions plus légères sur les loisirs ou les habitudes personnelles, alternées avec celles sur les compétences : cela donne du temps au Système 2 de se reposer, réduit la fatigue décisionnelle et a concrètement réduit les erreurs de sélection du personnel.

Applications

La connaissance de ce fonctionnement s'applique à la gestion des entretiens de sélection, à la conception de séances de travail ou d'étude qui respectent les limites du Système 2, à la gestion du stress et des réactions instinctives dans les relations, et plus généralement à toute situation où il est utile de reconnaître quand on décide avec lucidité et quand, au contraire, on suit simplement un raccourci mental.

Questions fréquentes

Que sont le Système 1 et le Système 2 du cerveau ?

Le Système 1 est celui des décisions rapides, automatiques et à faible consommation d'énergie. Le Système 2 est celui des décisions réfléchies et pesées, qui demande beaucoup plus d'énergie et que le cerveau a donc tendance à éviter quand il le peut.

Pourquoi le cerveau préfère-t-il toujours le Système 1 ?

Parce que son objectif premier n'est pas de prendre la meilleure décision, mais d'économiser de l'énergie. Le Système 1 consomme moins de ressources, indépendamment de la qualité du résultat qu'il produit.

Pourquoi est-il si fatigant de changer un comportement ?

Parce que le cerveau, pour économiser de l'énergie, s'oppose aux changements soudains même quand ils sont utiles, en recourant à des heuristiques, des raccourcis mentaux et des biais pour les contrer.

Quel rôle jouent l'amygdale et le cortex préfrontal ?

L'amygdale réagit instinctivement aux événements externes, gérant la réponse émotionnelle immédiate. Le cortex préfrontal est le siège des décisions rationnelles, et permet de choisir consciemment comment répondre au lieu de réagir automatiquement.

Pourquoi les pauses sont-elles importantes pendant un travail de concentration ?

Parce que le Système 2 se fatigue avec un usage prolongé, et quand cela arrive, le cerveau dévie automatiquement les décisions vers le Système 1, plus rapide mais moins précis. Les pauses permettent de « recharger » la capacité de raisonnement réfléchi.

Concepts liés

Cosa Sono le Euristiche (IT), Cosa Sono i Bias Cognitivi (IT), La Métaphore de la Calèche, Qu'est-ce qu'un État Interne, Techniques de Concentration.

Approfondir

Le fonctionnement du cerveau, le Système 1 et le Système 2, sont traités dans le chapitre « Notre Cerveau » du Volume I de « La Lama Invisibile », comme base pour comprendre le chapitre suivant consacré aux heuristiques et aux biais cognitifs.

Approfondir dans les livres

Si ce sujet vous est utile, vous pouvez l'approfondir dans le parcours de la collection La Lama Invisibile, où les concepts sont reliés à des exemples, des modèles et des applications pratiques.

Articles liés

Giovanni Ceroni
Giovanni Ceroni

Mental Coach et auteur de la collection La Lama Invisibile.

Lectures conseillées pour approfondir

Si ce sujet vous intéresse, ces lectures peuvent vous aider à aller au-delà de la synthèse proposée dans cette page.

Psychologie de la décision

Thinking, Fast and Slow

Daniel Kahneman

Référence centrale sur le Système 1 et le Système 2 et les biais cognitifs.
Predictably Irrational

Dan Ariely

Pour explorer comment les biais influencent nos décisions quotidiennes, y compris les achats.
Influence

Robert Cialdini

Sur les mécanismes de persuasion liés à la rareté, la preuve sociale et l'autorité.

Voir la section complète (en italien) « Per approfondire »

Sources
  • Kahneman, D. (2011). Thinking, Fast and Slow. New York: Farrar, Straus and Giroux.
  • Tversky, A., & Kahneman, D. (1974). Judgment under Uncertainty: Heuristics and Biases. Science, 185(4157), 1124–1131.
  • Cialdini, R. B. (1984). Influence: The Psychology of Persuasion. New York: Harper Business.
  • Ariely, D. (2008). Predictably Irrational: The Hidden Forces That Shape Our Decisions. New York: Harper.
  • Kruger, J., & Dunning, D. (1999). Unskilled and Unaware of It. Journal of Personality and Social Psychology, 77(6), 1121–1134.
  • LeDoux, J. (1996). The Emotional Brain. New York: Simon & Schuster.

Sources citées dans la bibliographie de chapitre de la collection La Lama Invisibile.

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