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PNL, Communication, Coaching

Les Mots à Éviter dans la Communication

Les mots à éviter selon la PNL de Giovanni Ceroni : pourquoi « non », « désolé », « ne pas », « essayer » et « espérer » affaiblissent la communication, et comment les remplacer.

En 30 secondes. Cette page présente une perspective développée à travers l'étude, l'expérience et la pratique, en reliant le sujet aux livres de Giovanni Ceroni et à la collection La Lama Invisibile.

Les mots ne sont que le volant. Le véritable objectif est la direction. Celui qui choisit des mots qui régulent l'état, conduit.

Ce que c'est

Il existe certains mots et expressions d'usage quotidien qui, bien que semblant anodins, produisent des effets neurologiques précis et souvent indésirables : ils activent le doute, la passivité, l'opposition ou des convictions limitantes. Les reconnaître et les remplacer par des alternatives plus efficaces est une compétence pratique de la communication en PNL.

Pourquoi c'est important

Chaque mot habituel est, en un sens, une habitude neurologique : utilisé avec constance, il contribue à construire la façon dont une personne pense, réagit et est perçue par les autres. Intervenir sur ces mots n'est pas une question de savoir-vivre linguistique, mais de positionnement psychologique réel, avec des effets mesurables sur l'état interne de celui qui parle et de celui qui écoute.

Comment ça marche

« Non » en ouverture : c'est l'un des mots les plus dangereux dans la communication, souvent utilisé sans réelle intention d'opposition (« non, regarde... », « non, attends... »). Le cerveau de l'autre, cependant, enregistre le signal avant le contenu : il communique « je te corrige, je m'oppose », générant une micro-friction qui transforme une conversation coopérative en une défensive. Le remplacement efficace est la structure « Oui, et... », qui communique « je t'ai écouté, je peux ajouter sans t'effacer ».

« Désolé », « déranger », « voler » : des expressions comme « désolé de te déranger » ou « je te vole une minute » envoient au système nerveux de l'autre trois messages implicites : « j'envahis ton espace », « ce que j'apporte vaut peu », « tu as plus de pouvoir que moi en ce moment ». Les remplacer par « tu as deux minutes ? » ou « c'est le bon moment ? » communique au contraire du respect pour le temps d'autrui et de la valeur pour ce que l'on apporte, en se positionnant d'adulte à adulte plutôt qu'en se rendant petit.

La négation (« ne... pas ») : à un premier niveau de traitement, le cerveau ne traite pas efficacement les négations. Pour ne pas penser ou ne pas faire quelque chose, il doit d'abord se représenter précisément cette chose : dire à un enfant « ne fais pas tomber le bol » risque de lui faire imaginer précisément le bol qui tombe. Il est plus efficace de donner une instruction positive directe : « fais attention en portant le bol sur la table », ou, avant un examen, « respire profondément » au lieu de « ne t'agite pas ».

« Essayer de » : c'est un opérateur modal qui introduit automatiquement le doute sur la réussite. Dire « j'essaie » communique de l'incertitude, et le cerveau écoute aussi le degré de certitude contenu dans les mots : si le langage est incertain, l'état interne tend à l'être également. Une instruction directe et résolue, mais prononcée avec douceur, est plus efficace : pas « essaie d'imaginer », mais « imagine ».

« Espérer » : place celui qui parle dans une attitude passive, en « attente confiante », activant la sérotonine de l'attente plutôt que la dopamine de la motivation. Une attitude passive génère rarement un changement réel. Il est plus efficace de transformer « j'espère y arriver » en « je m'engage à faire cette chose » : quelque chose qui était auparavant confié à des éléments externes (temps, chance, circonstances) devient responsabilité et action de la personne.

« Je ne peux pas, je n'y arrive pas, je n'y arriverai pas » : ce sont des affirmations d'impuissance apprise, qui renforcent des circuits neurologiques spécifiques à chaque répétition, consolidant un sillon neuronal de plus en plus facile à emprunter. Une technique pratique pour intervenir consiste à faire répéter la phrase en ajoutant « pour l'instant » ou « encore » (par exemple « je n'arrive pas encore à maigrir »), en observant comment change la sensation interne associée à cette conviction, puis en demandant « que se passerait-il si j'y arrivais ? ».

Erreurs les plus fréquentes

Une erreur courante est de considérer ces ajustements linguistiques comme de simples formalités stylistiques, plutôt que comme des leviers réels sur l'état neurochimique de celui qui écoute. Une deuxième erreur est d'appliquer les remplacements de manière mécanique, sans comprendre le principe général qui les justifie (donner une direction plutôt que du doute, de la responsabilité plutôt que de la passivité). Une troisième erreur est de corriger ses propres mots seulement dans la communication vers les autres, en oubliant que les mêmes effets s'appliquent au dialogue intérieur.

Exemple pratique

Une personne qui se prépare à un entretien important se dit intérieurement « j'espère ne pas trop m'agiter et réussir à bien répondre ». Cette phrase contient simultanément une négation (« ne pas m'agiter », que le cerveau traite en se représentant précisément l'agitation), une attitude passive (« j'espère ») et un opérateur modal de doute (« réussir »). Reformulée selon les principes vus, elle devient quelque chose comme : « je m'engage à répondre calmement, en respirant profondément avant chaque question » — une instruction positive, directe, orientée vers l'action et dépourvue de doute.

Applications

Ces distinctions linguistiques trouvent une application dans le coaching, la parentalité, la communication avec les équipes de travail, la préparation mentale pour les performances et les examens, et en général dans le dialogue intérieur quotidien, où les mêmes mots appliqués à soi-même produisent les mêmes effets neurochimiques observés dans la communication vers les autres.

Questions fréquentes

Pourquoi « non » en début de phrase est-il problématique même quand on n'a pas l'intention de s'opposer ?

Parce que le cerveau de l'auditeur enregistre le signal avant le contenu : un « non » initial communique correction et opposition, transformant le climat de la conversation de coopératif en défensif, indépendamment de l'intention réelle.

Pourquoi le cerveau ne traite-t-il pas bien les négations comme « ne fais pas » ?

Parce que pour ne pas se représenter quelque chose, l'esprit doit d'abord se le représenter : dire « ne tombe pas » active d'abord l'image de la chute. Une instruction positive directe (« fais attention ») est plus efficace.

Qu'y a-t-il de problématique dans le mot « essayer » ?

Il introduit un opérateur modal de doute sur la réussite de l'action. Le cerveau écoute le degré de certitude dans le langage : dire « imagine » au lieu de « essaie d'imaginer » communique une direction plus claire et résolue.

Pourquoi « espérer » est-il moins efficace que « s'engager » ?

Parce qu'espérer place dans une attitude passive, activant l'attente au lieu de la motivation à l'action. S'engager déplace la responsabilité du résultat de l'extérieur (chance, circonstances) vers l'intérieur de la personne.

Comment peut-on intervenir sur des convictions comme « je n'y arrive pas » ?

Une technique pratique consiste à faire répéter la phrase en ajoutant « pour l'instant » ou « encore », en observant comment change la sensation intérieure, pour ouvrir la possibilité d'un changement futur au lieu de cristalliser une impossibilité permanente.

Concepts liés

Mots et Biochimie, Comment Ouvrir les Trois Portes, Le Dialogue Intérieur, Non Posso Non Riesco Non Ce la Faccio (IT).

Approfondir

Les mots à éviter et les techniques de remplacement correspondantes sont présentés dans le chapitre « Mots et Biochimie » du Volume I de « La Lama Invisibile ».

Approfondir dans les livres

Si ce sujet vous est utile, vous pouvez l'approfondir dans le parcours de la collection La Lama Invisibile, où les concepts sont reliés à des exemples, des modèles et des applications pratiques.

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Giovanni Ceroni
Giovanni Ceroni

Mental Coach et auteur de la collection La Lama Invisibile.

Lectures conseillées pour approfondir

Si ce sujet vous intéresse, ces lectures peuvent vous aider à aller au-delà de la synthèse proposée dans cette page.

Habitudes et influence

Atomic Habits

James Clear

Référence centrale sur la construction des habitudes et le changement comportemental.
Influence

Robert Cialdini

Sur les mécanismes de persuasion appliqués à la vente et à la négociation.
Getting to Yes

Roger Fisher, William Ury

Référence sur la négociation raisonnée et la gestion des conflits.

Voir la section complète (en italien) « Per approfondire »

Sources
  • Clear, J. (2018). Atomic Habits: An Easy & Proven Way to Build Good Habits & Break Bad Ones. New York: Avery.
  • Cialdini, R. B. (1984). Influence: The Psychology of Persuasion. New York: Harper Business.
  • Fisher, R., & Ury, W. (1981). Getting to Yes: Negotiating Agreement Without Giving In. Boston: Houghton Mifflin.
  • Bandler, R., & Grinder, J. (1975). The Structure of Magic I. Palo Alto, CA: Science and Behavior Books.
  • Posner, M. I., & Petersen, S. E. (1990). The Attention System of the Human Brain. Annual Review of Neuroscience, 13, 25–42.

Sources citées dans la bibliographie de chapitre de la collection La Lama Invisibile.

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